Vous voici dans notre deuxième article sur Madère. Si vous avez raté le début, pas de soucis, il vous suffit de cliquer sur le lien ci dessous :

Lire le premier article sur Madère

 

L'île est idéale pour les randonnées, en famille, entre amis, ou seul, amateurs ou chevronnés. Nous vous présentons 3 excursions que nous avons eu le plaisir de réaliser en famille.

 

BALADE 1 - Levada da Serra do Faial – août

 

La première suit la Levada da Serra do Faial, un de ces canaux précieux de l’île. 

 

Un peu au nord est de Funchal, la capitale, on se retrouve à la limite des zones bâties à côtoyer ce filet d’eau qui plonge ses méandres dans des coins luxuriants.

 

Très vite, nous nous enfonçons dans cette forêt qui oscille entre nature réelle et jardin paradis.

 

Les agapanthes s’y épanouissent à merveille. Il n’y en a jamais trop, pourtant, comme toutes les espèces importées, elles prolifèrent.


Originaires d’Australie et d’Afrique du Sud, elles peignent ici des tableaux de nature maitrisée, romantiques à souhait.
  

 

Ça et là, les arbres s’espacent et les vues se dégagent sur les beautés de l’île où se parsèment les toits rouges, les pentes et l’océan.


   

 

Les plantes accrochent nos regards curieux. Les couleurs, les formes des fleurs sont captivantes.

 

Et puis, l’on s’étonne de trouver là, dans une taille impressionnante, un arbre qui pour nos habitudes tempérées, continentales, n’est qu'un arbuste filasse, le Clethra.

C’est aussi l’occasion d’observer de plus près les mimosas.

 

De temps à autre, notre parcours nous offre des face-à-face intimistes, là où le temps s’arrête et nous suspend dans des ailleurs.

Une maison abandonnée. Il y en a beaucoup sur l’île, mais celle-ci a conservé tout son charme malgré l’incendie qui a fait fuir ses occupants.

Et puis une bergerie, peut-être, accompagnée de son Echium nervosum.

 

 

BALADE 2 -  Randonnée des 25 fontes - octobre

 

Départ au sommet de l'île, en son centre. Cette balade est incontestablement la plus belle en matière de découverte de la nature à l’état pure. Puisqu’elle est très prisée, il est préférable de fouler ses sentiers en dehors des saisons d’affluence. Le mois d’octobre est idéal en ce sens.

 

A peine déposés à flanc de montagne, on suit le guide et on s’engouffre dans la forêt, humide, riche, forte. Les odeurs, les vapeurs nous enveloppent et nous imprègnent. Le chemin est encore goudronné, seul élément qui nous relie à notre monde.

 

Le regard s’invite au loin vers des paysages dignes de Jurassic Park.

 

La cascade des 25 fontes déverse son eau, en de multiples jets, le long des pentes verticales d'une roche verdoyante de lauriers et de bruyères arborescentes agrippés.

 

Et puis la végétation nous engloutit, les Laurus novocanariensis et les calluna scoparia 'Maderincola' se courbent, se couchent, nous invitent dans la gorge de la forêt primaire, sous sa glotte, le temps d'une descente.

 

Souvent l’eau nous rejoint, dévale les pentes, sautille, rebondit d’un caillou à une touffe herbacée. Les chemins se rétrécissent, perdent les dernières traces de civilisation.

    

Les arbres se déforment, se désordonnent, n’obéissent plus aux mêmes règles. Une dernière échappée pour nous rappeler où nous sommes.

 

A la croisée des chemins, nous bifurquons à l’oblique et dévalons la pente.


Cette dame cornue a dû se perdre, coincée entre deux chapelets de marches abruptes.
 

 

Après plus d’une heure sous les brassées de lauriers, le chemin s’ouvre enfin sur la Levada des 25 fontes, majestueuse.  Elle continue de se faire bercer par les arches boisés. Nous nous suivons pourtant encore à la queue-leu-leu, appréciant les derniers panoramas avant de succomber dans le berceau du filet d’eau.

 

 
 

 

Après un long cheminement, adoptant le rythme paisible de l’eau, nous obtenons notre Graal, la cascade des 25 fontes. Dans un écrin de roches humides et de verdure luxuriante, l’eau suinte de partout, se répand en brumes exquises, chute, s’écrase, éclabousse.

  

 

Nous nous posons. Et puis nous repartons par un nouveau chemin, à l’assaut de la montagne. Notre guide nous a promis plus de platitude, ensuite.

 

Il nous conduit sous la roche, un raccourcis. Pour passer du nord au sud de l’ile, et pour acheminer le trésor à bon port, les aqueducs passent sous la montagne. L’eau y circule à l’air libre ou confiné, emportant avec elle des fougères qui colonisent les parois.


Nous avons marché plus d’un kilomètre et demi dans les ténèbres, guidés par les soubresauts de l’eau vagabonde. Elle se répandait parfois à nos pieds que nous éclairions alors de nos smartphones.
 

 

Une fois dehors, nous avons retrouvé la montagne, sa brume et ses fleurs

 

 

 

BALADE 3 -  Porto Moniz et les ports - octobre

A Madère, bon nombre de randonnées propose la visite expresse de lieux typiques comme les petits ports de pêches, les villages ancestraux ou encore des points de vues vertigineux.

 

Les paysages chahutés, parfois escarpés font penser aux îles lointaines, d’un autre continent, comme l’île de la Réunion par exemple. Pourtant, Madère se trouve à moins de 4 heures de vol.

Les maisons s’agrippent aux pentes parfois abruptes.

 

 

Les chemins s’entrelacent à s’en rendre malade. Ils doivent rester praticables, toujours

  

 

Et parfois, la brume s’en mêle, voile les convoitises, exacerbe les belles écorces des eucalyptus.

 

 

Port de Câmara de Lobos, endroit prisé par Wiston Churchil, un moment suspendu, loin de la cohue londonienne, pour peindre.


  

 

Tout autour de l’île, l’eau se jette dans l’eau, inlassablement. Les cascades sont puissantes, impressionnantes, toute en écume. Les rives sont abruptes, les plages sans doute inexistantes.


  

 

Et puis, nous arrivons à Moniz et ses piscines naturelles, par le haut. Le panorama est incroyable.

 

D’abord, nous n’étions pas convaincus. Le monde, le principe, la météo, nous étions entre deux averses, et le danger peut-être. Installées à même la roche volcanique qui déboule dans l’océan, poser le pied est périlleux et demande une attention de chaque instant.

 

Aussi, nous n'avions que 2 heures, montre en main, pour manger et profiter de la baignade. Il était treize heure.
Grande erreur que notre réticence. Nous avons choisi le domaine payant car il y avait aussi un restaurant.

 

Quels plaisirs que de jouir de ces piscines naturelles avec ces vagues océaniques qui s'invitent brutalement par dessus les jetées. Mille fois mieux que les piscines à vagues du Sian Park de Tenerife ou de celles de Floride.

 

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Lire le troisième article sur Madère
Lire le quatrième article sur Madère
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Here is our first article on the island of Madeira.

It stuck us so much that we want to tell you everything, so there will be several articles, at the rate of 1 per week, 1 every Saturday from today, January 7, 2023.

This first article is an introduction, we sweep you over the most important points of its history, its geography and its flora and fauna. Botany is unquestionably one of its most important characteristics.

 

A. HISTORY GEOGRAPHY

 

The Archipelago of Madeira is made up of four islands lost in the center of the Atlantic, at the level of Africa.


                                                                               source Google MAP

 

Madeira and Porto Santo are inhabited so Deserta Grande and Bugio constitute a preserved nature reserve. It is part of Macaronesia with the archipelagos of the Azores, the Canaries and the Cape Verde Islands.

 

 

Located beyond the columns of Hercules, beyond the reach of knowledge, this entity corresponded to the kingdom of the dead in antiquity. Some interpretations of Plato's Timaeus and Critias place the location of Atlantida, this mythically sunken land, there.

No wonder we find delicious water there that reminds us of this dark side of history.

 

In Madeira, water is essential, generated mainly by the transpiration of the Laurisilva, the primary forest in the north of the island, classified as World Heritage by Unesco. It is the largest surviving primary laurel forest. Other fragments are found in the Canary Islands and the Azores.


                                                                                    source whc.unesco.org

 

This water, an essential element for life, a true gift of nature, is carefully transported to places of culture and habitation by the Levadas, a link for many walks.

  

 

The water rushes down the mountain sides, threads and filters through an exuberant nature.

 

 

And then man accompanies it, since the 16th century, outlines canals for it, routes it in pipes, so many paths maintained, revised, monitored so much it is precious, fresh, rich.

  

 

He even digs the rock in tunnels, over several kilometers, and crosses the mountains.

 

It is also thanks to it that more than 70% of electricity is produced. In Madeira, energy is green and has been for centuries.

 

 

B. FLORA and FAUNA

 

Madeira attracts nature lovers and especially plants ones. It is plural in its diversity. A garden island per excellence, it is exuberant.

 

The south side, prized by man during his installation for its stable and mild climate all year round, has steep, landscaped and cultivated sides. As is often the case, man has deforested to better settle. It eroded the soil generating real risks of collapse.

 

Fortunately in Madeira, it recovered early enough not to desert the island. There was an urgent need to stabilize the soil, under penalty of seeing all the efforts thrown into the sea. So, rather than letting nature take its course, which he considered too slow, he replanted a mass of robust, vigorous plants, such as Eucalyptus and Acacia. The entire south of the island is now invaded.


                                                               Eucalyptus globulus
 andAcacia mearnsii

 

When it rains a little (it never rains a whole day in Madeira), the whole forest turns into a place of intense aromatherapy. The vapors that emerge are captivating.

 

In winter, it is the acacia mimosas that take over for our enchantment with their subtle fragrance.

 

But this imported nature is terribly invasive, growing so fast that it leaves no room for native species. The South side is definitely transformed, beyond repair. This is why Madeirans persist today in preserving the peaks and valleys of the north unscathed. This is where we find the Laurisilva, one of the oldest primary forests in Europe.

 

We find there the Laurels, pines, Ulex, ferns

 
 

 

and also endemic blueberries: the vaccinum padifolium. They are larger and elongated, carried by real bushes 2m high. More acidic, their taste is less pronounced than that of our continental blueberries.

 

 

In Madeira, the largest endemic animals are rabbits, bats or pigeons. Today, there are also dogs, wild pigs or cows that come to graze peacefully on the heights. They have been introduced.

 

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Read our second article on Madeira
Read our third article on Madeira
Read our fourth article on Madeira
Read our fifth article on Madeira

 

Voici notre premier article sur l'île de Madère.

Elle nous a tellement scotchés qu'on veut tout vous dire, alors il y aura plusieurs articles, au rythme de 1 par semaine, 1 tous les samedis à partir d'aujourd'hui, le 7 janvier 2023.

Ce premier article est une introduction, on vous balaye sur les points les plus importants de son histoire, de sa géographie et de sa flore et faune. La botanique est incontestablement une de ses caractéristiques les plus importantes.

 

A. HISTOIRE-GEO

 

L’Archipel de Madère est composé de quatre îles perdues au centre de l'Atlantique, à hauteur de l'Afrique.


                                                                               source Google MAP

 

Madère et Porto Santo sont habitées alors que Deserta Grande et Bugio constituent une réserve naturelle préservée. Il fait partie de la Macaronésie avec les archipels des Açores, des Canaries et des îles du Cap Vert.

 

 

Située au delà des colonnes d'Hercule, hors de porté de la connaissance, cette entité correspondait au royaume des morts dans l'Antiquité.  Certaines interprétations du Timée et du Critias de Platon y situent l'emplacement de l'Atlantide, cette terre mythiquement engloutie.

Pas étonnant d'y trouver une eau délicieuse qui nous rappelle cette part d'ombre de l'histoire.

 

A Madère, l'eau est primordiale, générée principalement par la transpiration de la Laurisilva, la foret primaire au nord de l'île, classée patrimoine mondial par l’Unesco.  Il s’agit de la plus grande forêt de lauriers primaire survivante. D’autres fragments se retrouvent aux Canaries et aux Açores.


                                                                                    source whc.unesco.org

 

Cette eau, élément essentiel à la vie, véritable cadeau de la nature, est acheminée précieusement vers les lieux de culture et d'habitation par les Levadas, trait d'union de bon nombre de balades.

  

 

L'eau dévale les flancs de montagne, se faufile et se filtre dans une nature exubérante.

 

 

Et puis l'homme l'accompagne, depuis le 16ème siècle, lui profile des canaux, l'achemine dans des tuyaux, autant de chemins entretenus, révisés, surveillés tellement elle est précieuse, fraiche, riche.

  

 

Il creuse même la roche en tunnels, sur plusieurs kilomètres, et traverse les montagnes.

 

C'est aussi grâce à elle que plus de 70% de l'électricité est produite. A madère l'énergie est verte et ce depuis des siècles.

 

 

B. FLORE et FAUNE

 

Madère attire les amoureux de nature et surtout de plantes. Elle est plurielle dans sa diversité. Île-jardin par excellence, elle est exubérante.

 

Le coté sud, prisé par l'homme lors de son installation pour son climat stable et clément toute l'année, présente des flancs abruptes, aménagés et cultivés. Comme c'est souvent le cas, l'homme a déforesté pour mieux s’installer. Il a érodé les sols générant des risques réels d’effondrements.

 

Heureusement à Madère, il s'est repris suffisamment tôt que pour ne pas désertifier l'île. Il y avait urgence de devoir stabiliser les sols, sous peine de voir tous les efforts jetés à la mer. Alors, plutôt que de laisser faire la nature qu'il jugeait trop lente, il a replanté en masse des plantes robustes, vigoureuses, comme l'Eucalyptus et l'Acacia. Tout le sud de l’île en est désormais envahi.


                                                               Eucalyptus globulus
et Acacia mearnsii

 

Lorsqu'il pleut un peu (il ne pleut jamais une journée entière à Madère), c'est toute la forêt qui se transforme en un lieu d'aromathérapie intense. Les vapeurs qui s'en dégagent sont envoutantes, enivrantes.

 

En hiver, ce sont les mimosas acacia qui prennent le relais pour notre enchantement avec leur parfum subtil.

 

Mais cette nature importée est terriblement envahissante, pousse tellement vite qu'elle ne laisse aucune place aux espèces indigènes. Le côté Sud est définitivement métamorphosé, irrécupérable. C'est pourquoi les Madériens s'obstinent aujourd'hui à préserver les sommets et les vallées du nord indemnes. C'est là qu'on retrouve la Laurisilva, une des forêts primaires les plus anciennes d'Europe.

 

On y retrouve les Lauriers, les bruyères, les pins, les Ulex, les fougères

 
 

 

et aussi des myrtilles endémiques : le vaccinum padifolium. Elles sont plus grosses et alongées, portées par de véritables buissons de 2m de haut. Plus acide, leur goût est moins prononcé que celui de nos myrtilles continentales.

 

 

A Madère, les animaux endémiques les plus gros sont des lapins, des chauves-souris ou des pigeons. Aujourd'hui, on y rencontre aussi des chiens, des cochons sauvages ou des vaches qui viennent paitre en toute quiétude sur les hauteurs. Ils ont été introduits.

 

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2023 - FALL OPEN DOORS

This year we will not miss the fall

SAVE THE DATE :

Our FALL OPEN DOORS

will take place

on the Saturday the 7th and Sunday the 8th of October

from 10h00 to 18h00.

 

This will be an opportunity to rediscover the flamboyant colors of this exceptional season with conifers that know how to do it and highlight the reds, oranges, yellows,...

EN

2023 - SPRING OPEN DOORS

We come back to you in 2023 with our spring and autumn open doors, but also some plant fairs.

SAVE THE DATE :

OUR SPRING OPEN DOORS

will take place

on the Saturday the 13th and Sunday the 14th of May

from 10h00 to 18h00.

 

The opportunity to meet and stroll through our garden, still too dense, but already transformed.

EN

2023 - PLANT SHOW in "PAYS de LIEGE"

SUNDAY th 4th of June 2023 from 10h to 18h

The 12th Englebermont plant festival will see us among the exhibitors. We are delighted to once again walk the lawns of this magnificent estate and meet the organizers and our fellow nurseries.

We are already preparing some little surprises because we will come with conifers, of course, but also their companions.

EN

2023 - PORTES OUVERTES d'AUTOMNE

Cette année, nous ne manquerons pas l'automne

SAVE THE DATE :

Nos PORTES OUVERTES d' AUTOMNE

se dérouleront

les samedi 7 et dimanche 8 octobre

de 10h00 à 18h00.

 

Ce sera l'occasion de retrouver les couleurs flamboyantes de cette saison hors normes avec des conifères qui savent y faire et mettre en évidence les rouges, oranges, jaunes,...

FR

2023 - PORTES OUVERTES de PRINTEMPS

Nous revenons à vous en 2023 avec nos portes ouvertes de printemps et d'automne, mais aussi quelques foires aux plantes.

SAVE THE DATE :

Nos PORTES OUVERTES de PRINTEMPS

se dérouleront

les samedi 13 et dimanche 14 mai

de 10h00 à 18h00.

 

FR

TRESCO ABBEY GARDEN

All garden lovers have heard of it, at least once. This garden is fabulous, but almost inaccessible.
Inaccessible? This is not quite the case, but it is true that we do not willingly program it in our journeys, and you will understand why.
For us it was August 18, 2020. It was our second attempt. That of 1999 had failed miserably, to our great regret.

But what a gift! One of those who knows how to wait, certainly, but for what pleasures!

                                                                                              ***

                                                                             

 

The Archipelago of Scilly seems lost in the middle of the ocean, yet it has thrown its hundreds of stones some 45km from the rugged coast of Cornwall, in the extreme south-west of England. The first challenge is to leave the British island, to reach Saint-Mary, the largest of the islands, or better still Tresco. Only one departure point, Penzance, the port or the heliport; and then you have to pray to Lir or Taranis for good weather. By boat, more than half a day is necessary, reasonably, to connect the almost dry land to Tresco. There is no direct line. Saint-Mary, well known to smugglers in the past, stands out.

In 1999, a pea mash welcomed us to Penzance. The flights were cancelled. Impossible to book another one for the next day or the day after. Everything was sold. The boats were anchored to the port. Unless we stayed there for at least a month to find a new flight, we had to give up.

 

                                                                                              ***

 

On a flight

August 18, 2020 was blue, almost cloud-free. Our flight, more or less €250.00 return per person, had been booked for months. But the entrance to the garden is free!
Yesterday it had rained and tomorrow they announced a rather gray day. Only one day would be nice this week and that was today.
What luck ! This time Lir was on our side, ready to accompany us above its calm and peaceful waves.

 

 

We were 8 to board, all masked (thanks to the covid), even Ness with her 8 years.

An opportunity to fly is always an opportunity to free yourself from the world, to dominate it, to discover it differently. The coasts of Cornwall cut out with elegance and release in an instant the Mont Saint-Michel. Not the Norman one. Less popular, it nevertheless gives a nice answer to its neighbor opposite.

 

The journey goes by and the land hardly abandons us. Very quickly we reach the first fragments of the archipelago.

 

The ocean comes in as many shades of blue as there are depths that it varies according to its mood. We imagine ourselves far from England, with these fine sandy beaches, these turquoise waters. It is 23°C on the ground, a heat wave for the locals, they have rarely experienced this. We shiver. It might not be so hot after all.

 

Approaching, we fly over what seems to be a castle, a beautiful residence, in any case. This is the family home of the Dorrien-Smiths, who have been on the island since 1834. We learned about it later.

 

 

An almost deserted island

When he arrived on the island in 1834, Augustus Smith was surprised to find almost nothing left of the former Benedictine abbey. The monks had spent a peaceful retreat between 1042 and 1066 in a priory dedicated to Saint-Nicholas. The discovery of the ruins gives the start to the first landscaping gestures and inspires the new owner. These open-air spaces, of stones and greens, become the emblem of the place.

  

 

The particularly mild climate allows the wildest dreams to come true. More than anywhere else in Cornwall, exotic plants thrive and spread in multiple variations. Palm trees are imported in mass, as well as many exotic plants, such as cordylines, which take on impressive sizes. Our houseplants? They are trees!

  

 

 

Time for a visit

Barely on the ground, the garden invites us to exit the heliport.

 

 

One day won't be too much. We could stay there longer, stroll, dream, soak up the richness of the world.

 

The 'Bridge' sets the tone, in the shade of the pines. Designed by Robert Dorrien-Smith in 2004, it is implanted from its royal blue posts and announces paths that are often straight, but full of surprises at every step. The garden continues its development under the hands of the family established for almost 200 years, but also thanks to a team of renowned gardeners.

 

 

At the end of the path, the Mediterranean garden takes place with its shell house created by Lucy Dorrien-Smith. She settled under a protective titan: a giant-sized cupressus macrocarpa.

 

   

 

 

Rich paintings orchestrated with a master's hand

Tortured pines, agapanthus and other Leucadendron argenteum lull us into a captivating romance from elsewhere. We are no longer in England, that's for sure.

 

 

The walk is part of a relative slope, stairs, ramps; and from time to time the view opens out to the sea.

    

 

The old orchard to the east has been transformed into an atypical garden where Erica arborea 'Albert's Gold', Wollemia and Araucaria heterophylla mingle.

    

 

Wide, finely gritted paths thread their way between the exuberant flowerbeds where breaks are a frequent invitation. Wooden benches, stone walls, pottery of succulents, floral bouquets in the open ground and sculptures are all attractions that hold us back for a moment.

  
  
                                       'Tresco Children' by David Wynne - Swapping a Breath of Water

 

 

Plants

   
                                                                        Amomyrtus luma - except category

   
                                                                                Angophora costata

  
Erica baueri subsp. baueri                                                                                                                   Erica cerinthoides

  
Erica glandulosa                                                                                                                                           Erica diaphana

 

Shoveling eucalyptus, we have changed continents, downright. Leaves, barks and flowers!

 
                                                                               Eucalyptus ficifolia

   
Eucalyptus grandis                                                                                                                               Eucalyptus regnans

   
Eucalyptus cypellocarpa                                                                                                                 Eucalyptus tenuiramis

 
Eucalyptus delagatensis                                                                                                                 Eucalyptus bosistoana

 

And more ...

   
Leucadendron argenteum                                                                       Leucadendron laureolum Burgundy Sunset

   
Clethra arboreum                                                                                                                                   Cordyline indivisa

  
Dendroseris littoralis                                                                                           Grevillea lanigera Mount Tamboritha

 
Lophostemon confertus                                                                                                                 Rhopalostylis sapida

 
Saurauia napaulensis                                                                                                  Phymatosorus aff. scolopendria

 
Hedychium gardnerianum                                                                                                                      Protea neriifolia


                                                                                 Protea cynaroides

   
                                                                          Melaleuca alternifolia

 

 

golden pheasant birds

They are unquestionably the kings of the domain. They abound there and delight Ness.

 

 

 

And we escape again

At Tresco, the abbey garden, that's not all. The weather is nice and warm, a time conducive to idleness ... at the end of the world, it seems to us. These suspended moments, in a piece of paradise, do so much good to our souls.
Ness runs there.

  

 

 

Alone, at the end of this world, thousands of grains of sand, a little earth, a little stone, what if we stayed there forever?

 

 

TRESCO ABBEY GARDEN

Tous les amoureux des jardins en ont entendu parler, au moins une fois. Ce jardin est fabuleux, mais presque inaccessible.
Inaccessible ? Ce n'est pas tout à fait le cas, mais c'est vrai que l'on ne le programme pas volontiers dans ses périples, et vous allez comprendre pourquoi.
Pour nous, c'était le 18 août 2020. C'était notre seconde tentative. Celle de 1999 avait lamentablement échouché, à notre grand regret.

Mais quel cadeau ! Un de ceux qui sait se faire attendre, certes, mais pour quels plaisirs !

                                                                                              ***

                                                                             

 

L'archipel de Scilly semble perdu au milieu de l'océan, pourtant il a jeté ses centaines de pierres à quelques 45km des côtes découpées des Cornouailles, à l'extrême sud-ouest de l'Angleterre. Le premier défit est de quitter l'île britannique, pour rejoindre Saint-Mary, la plus grande des îles, ou mieux encore Tresco. Un seul point de départ, Penzance, le port ou l'héliport; et puis il faut prier Lir ou Taranis pour qu'il fasse beau. En bateau, plus d'une demi journée est nécessaire, raisonnablement, pour relier la terre presque ferme jusqu'à Tresco. Il n'y a pas de ligne directe. Saint-Mary, bien connue des contrebandiers de jadis, s'impose.

En 1999, une purée de pois nous avait accueillis à Penzance. Les vols étaient annulés. Impossible d'en réserver un autre pour le lendemain ou le jour d'après. Tout était vendu. Les bâteaux étaient cloués au port. A moins d'y séjourner un mois au minimum pour trouver un nouveau vol, nous avons dû renoncer.

 

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A une envolée

Le 18 août 2020 fut bleu, pratiquement libre de nuage. Notre vol, plus ou moins 250,00€ l'allez-retour par personne, était réservé depuis des mois. Mais l'entrée du jardin est gratuite !
Hier, il avait plu et demain ils annonçaient une journée plutôt grise. Une seule journée serait clémente cette semaine et c'était aujourd'hui.
Quelle chance ! Cette fois Lir était de notre côté, prêt à nous accompagner au dessus de ses flots calmes et paisibles.

 

 

Nous étions 8 à embraquer, tous masqués (merci la covid) , même Ness du haut de ses 8 ans.

Une occasion de voler est toujours une occasion de se libérer du monde, de le dominer, de le découvrir autrement. Les côtes des Cornouailles se découpent avec élégance et dégagent en un instant le Mont Saint-Michel. Non pas le normand. Moins populaire, il donne néanmoins une belle réplique à son voisin d'en face.

 

Le trajet file et les terres ne nous abandonnent guère. Très vite nous rejoignons les premiers éclats de l'archipel.

 

L'océan se décline en autant de nuances de bleus que de profondeurs qu'il fait varier suivant son humeur. On s'imagine bien loin de l'Angleterre, avec ces plages de sable fin, ces eaux turquoises. Il fait 23°C au sol, canicule pour les gens du cru, ils ont rarement connu cela. Nous frissonnons. Ce ne sera peut-être pas si chaud finalement.

 

En approchant, nous survolons ce qui semble être un château, une belle demeure, en tous cas. Il s'agit de la maison familliale des Dorrien-Smiths, installée sur l'île depuis 1834. Nous l'avons appris plus tard.

 

 

Une île presque déserte

A son arrivée sur l'île, en 1834, Augustus Smith s'étonne de ne presque plus rien trouver de l'ancienne abbaye bénédictine. Les moines avaient séjourné en retraite paisible entre 1042 et 1066 dans un prieuré dédié à Saint-Nicolas. La découverte des ruines donne le départ aux premiers gestes paysagers et inspire le nouveau propriétaire. Ces espaces à ciel ouvert, de pierres et de verts deviennent l'emblème des lieux. 

  

 

Le climat particulièrement doux permet aux rêves les plus fous de toucher une réalité. Plus que partout ailleurs en Cornouailles, les plantes exotiques se plaisent et s'épendent en de multiples variations. Les palmiers sont importés en masse, ainsi que beaucoup de plantes exotiques, comme les cordylines, qui adoptent des tailles impressionnantes. Nos plantes d'appartement ? Ce sont des arbres !

  

 

 

Le temps d'une visite

Le pied à peine à terre, le jardin nous invite à la sortie de l'héliport.

 

 

Une journée, ce ne sera pas trop. On pourrait y rester davantage, flaner, rêver, s'imprégner de la richesse du monde.

 

Le 'Bridge' donne le ton, à l'ombre des pins. Dessiné par Robert Dorrien-Smith en 2004, il s'implante de ses poteaux bleu roi et annonce des chemins souvent droits, mais regorgeant se surprises à chaque pas. Le jardin continue son développement sous les mains de la famille installée depuis bientôt 200 ans, mais aussi grace à une équipe de jardiniers de renommée.

 

 

Au bout du chemin, c'est le jardin méditerranéen qui prend place avec sa maison coquillage réalisée par Lucy Dorrien-Smith. Elle s'est installée sous un titan protecteur : un cupressus macrocarpa aux mensurations de géant.

 

   

 

 

Des tableaux riches orchestrés d'une main de maitre

Les pins torturés, les agapanthes et autres Leucadendron argenteum nous bercent dans une romance envoutante venue d'ailleurs. Nous ne sommes plus en Angleterre, c'est une certitude.

 

 

La promenade s'inscrit dans une pente relative, escaliers, rampes; et de temps à autre la vue s'ouvre vers la mer.

    

 

Le vieux verger à l'Est s'est transformé en jardin atypique où se mèlent les Erica arborea 'Albert's Gold', Wollemia ou encore les Araucaria heterophylla.

    

 

De larges chemins finement engrenaillés se faufilent entre les parterres exubérants où les pauses s'invitent fréquemment. Bancs de bois, murets de pierre, poteries de plantes grasses, bouquets floraux de pleine terre et sculptures sont autant d'attraits qui nous retiennent un instant.

  
  
                                       'Tresco Children' par David Wynne - Echange d'un souffle d'eau

 

 

Les plantes

   
                                                                        Amomyrtus luma - hors catégorie

   
                                                                                Angophora costata

  
Erica baueri subsp. baueri                                                                                                                   Erica cerinthoides

  
Erica glandulosa                                                                                                                                           Erica diaphana

 

Des eucalyptus à la pelle, nous avons changé de continent, carrément. Des feuilles, des écorces et des fleurs !

 
                                                                               Eucalyptus ficifolia

   
Eucalyptus grandis                                                                                                                               Eucalyptus regnans

   
Eucalyptus cypellocarpa                                                                                                                 Eucalyptus tenuiramis

 
Eucalyptus delagatensis                                                                                                                 Eucalyptus bosistoana

 

Et encore ...

   
Leucadendron argenteum                                                                       Leucadendron laureolum Burgundy Sunset

   
Clethra arboreum                                                                                                                                   Cordyline indivisa

  
Dendroseris littoralis                                                                                           Grevillea lanigera Mount Tamboritha

 
Lophostemon confertus                                                                                                                 Rhopalostylis sapida

 
Saurauia napaulensis                                                                                                  Phymatosorus aff. scolopendria

 
Hedychium gardnerianum                                                                                                                      Protea neriifolia


                                                                                 Protea cynaroides

   
                                                                          Melaleuca alternifolia

 

 

Faisans dorés

Ils sont incontestablement les rois du domaine. Ils y abondent et ravissent Ness.

 

 

 

Et on s'évade encore

A Tresco, le jardin de l'abbaye, ce n'est pas tout. Il fait beau et chaud, un temps propice à la farniente ... au bout du monde, nous semble-t-il. Ces moments suspendus, dans un morceau de paradis, font tellement de bien à nos âmes.
Ness y court.

  

 

 

Seuls, au bout de ce monde, des milliers de grains de sable, un peu de terre, un peu de pierre, et si on y restait pour toujours ?

 

 

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