Journées des plantes rares et de Collection à la Feuillerie de Celles

Les 27 et 28 avril 2019

Comme chaque année, nous serons présents aux Journées des plantes rares et de Collection à la Feuillerie de Celles, avec nos petites trouvailles 2019.

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Une rencontre passionnante avec Cédric POLLET !

Vendredi 09 novembre, l’association « Le sécateur » avait organisé une magnifique conférence au jardin Botanique de Liège. Une organisation parfaite, une conférence où nous nous sommes régalés et où nous avons retrouvé certains de nos collègues des pépinières Hennebelle, Ventval et Bonnivers et aussi beaucoup de têtes connues, que l’on croise régulièrement dans les jardins et les foires aux plantes.

Cédric nous a fait part de son histoire, de sa rencontre avec le monde des écorces, de ce vieux chêne qui lui a montré sa voie et duquel il n’a pourtant aucune photo (sur la photo de la conférence, il s'agit d'un autre chêne). A deux reprises les pellicules se sont égarées.

Il nous a fait voyager à travers ses trois livres, sublimes.

Le premier, « ECORCES, voyage dans l’intimité des arbres et des arbustes » est toujours disponible auprès des Editions Ulmer et dans toutes les bonnes librairies. Il nous fait découvrir le monde végétal par ses écorces, nous dévoile les subtilités des couleurs au fil des saisons et des continents. Il nous révèle tous les secrets des belles écorces.

Le second, quant à lui est épuisé. Il n’en reste que quelques exemplaires chez Cédric et vous pouvez encore vous le procurer sur son site internet :

https://www.cedric-pollet.com

« ECORCES, Galerie d’art à ciel ouvert » est un véritable condensé de photos artistiques où la matière première est l’écorce. L’artiste nous en peint des tableaux époustouflants, sans cesse réinventés, au fils des saisons.

Il nous raconte sa Xylothèque (terme qu’il invente, car rien n’existe pour nommer une tel rassemblement), collection d’écorce, joliment présentée.

Le troisième, « JARDINS d’HIVER, une saison réinventée », toujours aux éditions Ulmer, a notamment remporté le prix Redouté. Ce magnifique ouvrage nous parle du jardin d’hiver, de sa courte histoire, puisque les précurseurs de cette tendance se situent à la fin du XXème siècle. Il nous donne une foule d’exemples, d’idées, de conseils pour réaliser un véritable jardin d’hiver, plus beau en cette saison ‘morte’ qu’à n’importe quelle autre. Les jardins visités sont choisis avec raison, ils sont magnifiques. Découvrir ou redécouvrir ces lieux, sous l’œil averti et personnel de Cédric Pollet, fut un véritable bonheur.

 

UNE RENCONTRE A DOMICILE

Mais ce n’est pas tout. Notre rencontre se situe, en réalité, deux jours auparavant. Le mercredi 07 novembre, Cédric débarque à Bastogne pour y passer deux petites journées. Il découvre nos jardins et notre passion et cette rencontre n’est que partages autour du végétal. On se rencontre l’un et les autres, que ce monde est encore plus vaste que nous le pensions. Nous repoussons encore nos limites et découvrons un réel fou de nature.

Nous lui donnons des cônes et il nous apporte de belles cartes postales de ses œuvres que vous pouvez également acquérir sur son site. Il laisse également, à notre attention particulière deux notes des plus délicates, en dédicace de son 2nd livre et dans notre livre d’or.

   

Nous sommes enchantés de cette belle rencontre, comme seul le monde des plantes a le secret. Désormais, c’est certains, nous ne regarderons plus les écorces de la même façon et dès que nous couperons ou taillerons un arbre, nous penserons à Cédric et lui garderons un bel échantillon pour compléter sa xylothèque. 

  

Trois heures de contemplation de l'Euonymus bungeanus 'Dart's Pride'

 

Ce vendredi 9 novembre 2018, à 19h00, au Jardin Botanique de Liège, se tiendra une conférence de Cédric Pollet.

Il va nous parler des jardins d'hiver.

Nous avons hâte d'y assister. D'ailleurs dépêchez-vous, il reste encore quelques places.
Les réservations se font par mail à l'adresse suivante: danielalbert@skynet.be.
Cette conférence est organisée par l'association 'Le Sécateur', un regroupement de passionnés des jardins.

Nous profitons de l'occasion pour parler de ce livre. Comme beaucoup, nous ne sommes pas insensibles à la qualité de ce livre, autant pour les photos, que pour l'histoire qui y est racontée; mais surtout pour la richesse des jardins présentés.
Nous avons eu la chance d'en visiter un bon nombre, remarquables. Nous ne pouvons que vous conseiller de vous procurer le livre et d'organiser les visites de ces lieux.
Si le livre est un enchantement, se retrouver dans ces paradis est une extase.
Nous allons d'ailleurs programmer, autant que faire se peut, la visite des jardins cités, que nous n'avons pas encore foulés.

Si les 4 coups de cœur son particulièrement bien choisis: L'Etang de Launay, le Jardin du Bois Marquis, Sir Harrold Hillier Gardens, Bressingham Gardens; les autres jardins cités ne sont pas en reste. Nous ne pouvons que conseiller de visiter Wisley, Savill Garden, Rosemoor, Le Vasterival, entre autre.

Pour les visites:

Etang de Launay, il faut contacter les pépinières Hennebelle qui organisent régulièrement et en automne-hiver, les visites guidées du jardin, par Jean-François Dantec, lui même. La prochaine est organisée le 26/10 ! http://www.hennebelle.com

Jardin du Bois Marquis, il faut contacter Monsieur Christian Peyron directement (+33 6 08 99 02 01)

Le Vasterival, plusieurs visites sont programmées dans l'agenda, dont une sur les écorces le 09/11. https://www.vasterival.fr

Les jardins anglais sont ouverts librement au public.

Le livre de Cédric Pollet est enivrant et inspirant.

Que de bonnes idées pour donner du relief à son jardin en hiver. Ce que nous aimons à souligner, c'est l'importance des conifères
'Jardins d'hiver' est le troisième et dernier livre d'une trilogie sur les écorces. Il est donc normal que l'accent soit tout spécialement donné aux arbres et arbustes dotés de cette qualité décorative.
Mais Cédric nous donne à comprendre, que ces éléments sont encore mieux mis en valeur avec d'autres plantes, comme les graminées, les bruyères, mais aussi les feuillages persistants dont les conifères de taillent la plus belle part.

La deuxième partie du livre est consacrée aux belles plantes d'hiver, en commençant par les écorces et bois colorés, mais on y parle aussi de floraisons, de fruits, de feuillages, de plumets ou d'ombelles séchées. Son approche des jardins d'hiver, en extérieur, est incontestablement bien fournie, riche d'exemples et de mises en situation.

Un jardin d'hiver est multiple, et sera d'autant plus beau, s'il est varié. Si les premiers jardins d'hiver étaient principalement de conifères, comme le raconte Cédric Pollet, les jardiniers ont bien compris, que les belles écorces pouvaient s'y démarquer d'avantage.

 

Ce que nous retenons

Si on suit l'évolution du jardin d'hiver depuis ces 30 dernières années, dans le livre, nous constatons que les français avaient d'abord, uniquement, retenu l'intérêt des belles écorces, en oubliant un peu, les plantes originaires de ces jardins: les conifères.
Nous sommes personnellement ravis, lorsque nous visitons l'Etang de Launay, que Jean Louis Dantec, dont le jardin a plus ou moins le même âge que le nôtre (quelques années de plus), utilise avec goût, et sans vraiment de retenue, les conifères.
Si l'histoire nous montre ces variations subtiles d'intérêt, nous sommes convaincus, aujourd'hui, que nous pouvons trouver le véritable équilibre, pour un jardin harmonieux et moins exclusif.

 

Petit bémol

Exclusivité franco-française.
Les nombreuses plantes citées dans l'ouvrage, sont assez compliquées à se procurer. Et surtout auprès des pépiniéristes cités en fin de l'ouvrage, qui ne sont, d'ailleurs que français. Les mordus le savent et sortent, des frontières pour aller dénicher les perles en Angleterre, en Belgique et aux Pay-Bas, principalement. Tous les propriétaires de ces jardins magnifiques le font, nous pouvons vous le certifier. C'est un peu dommage de taire l'information.
A noter, par exemple, que Stone Lane Gardens, cités et photographiés dans les jardins visités de l'ouvrage, est également une pépinière pointue dans les bouleaux à écorce, justement. Mais cela n'est pas précisé.

 

Conclusion

Cet ouvrage est un véritable bijou, un must-have incontestable de votre bibliothèque. Il est truffé d'informations, d'histoires touchantes, d'exemples magnifiques et surtout d'images sensibles et justes.
Mais il faut aussi pouvoir le lire entre les lignes, car il recèle d'innombrables trésors tus. 

Un balai de sorcière de taille, à partir d'un bourgeon de tête.

Nous le savons, les plantes sont dotées d'armes multiples, principalement chimiques, pour se défendre des attaques. Parfois la plante se transforme elle même afin de tuer son assaillant, comme certaines feuilles sèchent sous la larve afin de priver cette dernière de toute nourriture et de la condamner ainsi.
C'est le combat pour la vie, coute que coute, et il arrive, suite à l'attaque d'un insecte ou d'un champignon, que le bourgeon contaminé, modifie sont comportement et développe une nouvelle forme végétative. On peut observer des modifications de couleurs, de forme et de taille. Souvent, cette forme est altérée, atrophiée et donne naissance, notamment, par greffage, aux variétés naines.

C'est ce que nous appelons communément les balais de sorcière.

Certains balais sont chétifs, en mauvaise santé, et greffer l'un d'entre eux est inutile. D'autres, à l'inverse, sont tellement vigoureux et gourmands, qu'ils parviennent à faire dépérir la plante hôte.

A Ettelbrück, au Grand-duché de Luxembourg, nous avons déniché un fabuleux balai de sorcière. Développé il y a très longtemps sur le bourgeon de tête de son hôte, il vit en parfaite harmonie avec ce dernier. Au sommet de ce Douglas, une énorme boule, dense, aux rameaux plus courts, se développe et croisse chaque année.

Incontestablement, notre gros coup de cœur à Singapour.

Nous avons visité cette ville-état entre le 01 et le 12 juillet 2018. Ville exubérante par excellence, elle nous embarque pour un trip aux mille facettes.

Ici, dans le jardin botanique, nous retrouvons un peu de quiétude, quoique. Nous y avons passé 4 journées, enfin pas entièrement, mais presque.

Le dimanche est à éviter, si on veut fuir la grande foule. Cependant, nous n’avons pas fui. C’est le lieu de réunion familiale dominicale, avec concert, pique-nique et jeux sur le gazon. Heureusement le parc est grand (82 ha) et nous parvenons encore à réaliser quelques clichés exempt d’humanoïde, notre plus grand pari.

    

Ce parc a été fondé en 1859 par une société horticole et repris par le gouvernement colonial anglais dès 1874. Les botanistes chevronnés de kew ont planté une grande partie des massifs et cela se ressent. L’emprunte britannique est omniprésente. On se retrouve dans un des fabuleux jardins de la RHS, version exotique, le seul indice qui nous permette de faire la distinction.

 

  

 

En Juillet 2015,  le parc est inscrit sur la liste de l’héritage mondial de Unesco, le seul jardin à y paraitre.

 

Un des endroits le plus romantiques du parc : Bandstand.

Avec son petit kiosque hexagonal blanc et son cercle d’arbre de pluie au feuillage jaune (Samanea saman Yellow form), on jurerait vivre une belle saison d’automne quelque part dans un jardin anglais.
Oui c’est un peu cela, mais le climat suffoquant de l’endroit rappelle à notre mémoire où nous sommes.

  

  

 

Ce ficus nous le rappelle également.

 

Les orchidées palissées, ou guidées, montées, élevées, finalement on ne sait plus trop tellement elles sont hautes, certainement 3m ; annoncent le jardin d’orchidées.

   

 

Le jardin national des orchidées

est le seul endroit payant du parc et le prix d’entrée en est dérisoire, à peine plus de 3€ par personne.

  

  

  

Vous l’aurez compris, le parc est organisé autour d’un bon nombre de jardins thématiques. Un de nos préférés est l’Ethnobotany Garden, qui s’imprègne fondamentalement de la culture Singapourienne et alentours.

 

Ethnobotany Garden

 

  

 

EJH Corner House

Est une maison coloniale érigée pour l’assistant directeur du parc.

  

 

Ginger Garden

Avec sa marre aux Victorias.

  

  

    

 

Eco Garden et Eco Lake

Bauhinia kockiana, une plante grimpante assez répandue sur la péninsule, une des multiples variantes du Bauhinia.

  

 

Heritage Museum

Laboratoire et bureau du directeur. C’est là que le professeur Eric Holttum, directeur du parc entre 1925 et 1949, a élaboré sa technique de multiplication des orchidées hybrides.

 

Sundial Garden

Le quadran solaire fut réalisé en 1929 et installé dans ce jardin géométrique, inspirant le calme.

 

Quelques sujets remarquables

Un jeune Baobab Adansonia digitata. Ici les baobab sont plutôt trapus et bien ramifiés.

Le jardin de bambous présente de belles énormes touffes, bien ramifiées et impressionantes.

Un groupe de Bambusa vulgaris striata

Un hibiscus, comme un arbre. Hibiscus tiliaceus, avec ses feuilles pourprées et ses fleurs orangées. Il fallait lever la tête bien haut afin de comprendre à qui on avait affaire.

  

 

Les éphémères

Dans les pays tropicaux, au climat chaud et humide en permanence, les plantes jouent des coudes. Elles sont nombreuses, denses, et la course vers la lumière est intense. Aussi, nous devons captiver l’instant, car ce qui nous émerveille un jour a disparu le lendemain. Quatre jours de visites, ce n’est donc pas exagéré.

Syzygium zeylanicum : Les nouvelles pousses d’un crème éclatant ne durent pas et prennent très vite la couleur de la maturité. Il est parfois difficile de retrouver les plantes d’un jour à l’autre.

  

Uvaria grandiflora : Cette grande vivace doit également bien présenter ses fleurs épaisses, car elles fanent en quelques jours.

Phaleria capitata : Ces fleurs blanches, flanquées à même le tronc, ne restent qu’un jour. Elles contrastent vivement avec l’écorce noire et attirent ainsi d’avantage les pollinisateurs. Le blanc est un code bien connu des insectes pour signaler que le bar est ouvert. C’est important, ce Phaleria doit faire le buzz.

  

Un autre Phaleria, quand les fleurs s’invitent sur les troncs, ce qui est relativement courant sous cette latitude.

  

Encore des fleurs

  

 

Les Calathea sont prisées dans les jardins tropicaux. Elles présentent de bons couvre-sols de 30 à 40cm de haut, de belles feuilles très colorées, en de multiples variations de panachures. Les fleurs étoilées sont délicates, du blanc au rose. Mais attention à l’invasion, la croissance est rapide et elles se densifient rapidement. On a pu noter, que dans le jardin botanique, c’est évident, ces plantes sont cadrées, nettoyées, éclaircies très régulièrement, pour offrir le meilleur de leur aspect.

 

 

 

  

 

Hibiscus blanc

 

Orthosiphon aristatus en version panachée. Communément appelée cat’s whispers (moustaches de chat) en raison des longues étamines, c’est une plante médicinale et ornementale.

 

Caesalpinia pulcherrima ‘Rosea’, en forme arbustive. Cette plante plutôt courante se rencontre régulièrement en version orange, rouge et jaune.

 

Couroupita guianensis. Il s’agit d’une fleur très épaisse et spectaculaire. Le Couroupita n’a pas qu’une seule particularité avec ces fleurs. Son nom commun est l’arbre à boulets de canon car son fruit ressemble étonnamment à ces lourdes munitions sphériques. A découvrir lors d’un autre article.

Heliconia vellerigera 'She kong', une forme très poilue de cette plante aux multiples variétés. C’est l’Heliconia à queues de singe.

 

Les feuilles s’éclatent

Les Costus vargasii nous ont, sans cesse, attirés avec ses tiges élégamment spiralées. Les jeux graphiques de formes, couleurs et d’ombres sont ravissants.

Cordylines colorés, une multitude de variétés sans nom.

  

 

Des plantes grimpantes, exubérantes, hors norme et un coup de cœur.

Petra volubilis. Une magnifique plante avec ses longues grappes vertes, puis mauves. La fleur pourrait paraitre simple au premier abord, mais une deuxième corolle s’ouvre graduellement.

 

  

Passiflora trifasciata. Voilà une très belle passiflore à la fleur monochrome blanc pur et aux feuilles colorées : vert glauque, gris, rose et revers pourprés violacés. Un régal pour les yeux.

  

L’étonnant ficus villosa qui peut habiller complètement le tronc de son hôte en y appliquant méthodiquement ses feuilles.

Et un de nos coups de cœur, une Freycinetia pour laquelle nous nous évertuons à retrouver son petit nom.  Ses feuilles sont plus courtes et plus épaisses que la F. arborea  et ses épis d’étamines plus longs que celle de la F. funicularis. Avis aux connaisseurs.

 

  

Des fruits

Des bananes pourpres : Musa siam ‘Ruby’

Garcinia mangostana, le mangoustier.

Licuala peltata

 

Des écorces

Alstonia angustiloba. Un tronc siamois impressionnant à la base en drapé sculpté.

  

Hymenaea courbaril . Une déclinaison colorée, vert, gris crème, vanille, kaki, ocre.    Libidia ferrea

  

Pentaspadon motleyi . Une jolie texture marbrée, terre de Sienne.

 

Flacourtia jangomas. Un peu trop piquant.

 

Mataleuca cajuputi. De gris clair à crème, tout pelé.

 

Tristaniopsis obovata. Acajou, kaki, belle desquamation.

 

Syzygium antisepticum. Un peu spongieuse.

 

Anisoptera marginata. Des nuages zébrés se promènent dans un ciel vert.

 

Myrciaria vexator. Du noir au blanc, ou pratiquement.

 

Des racines

Dans ce climat humide, où les pluies abondantes sont souvent journalières, il faut éviter de glisser ou de tomber. Voici la réponse de quelques uns des habitants.

Pentaspadon motleyi                                                             

   

 

Carpentaria acuminata

 

Et aussi un peu de faune

Sur les rives de l’Eco Lake, les tortues prennent un peu d’air.

Les écureuils sont plus petits que chez nous, comme les moineaux et les pigeons d’ailleurs.

Les sauterelles sont tachetées.

Et les libellules rouilles.

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